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Jacques Côté, doyen de l’entretien à Anjou

 

Le CT Anjou aura 40 ans l’hiver prochain. Parmi ses employés de longue date, il y a le préposé à l’entretien Jacques Côté, qui était présent lors de l’ouverture… et qui y est toujours! Nous avons rencontré celui qu’on surnomme le « doyen » de l’entretien à Anjou.

Le reconnaissez-vous? Jacques Côté est apparu dans le bulletin Promenade de juillet-août 1989 après avoir remporté un prix lors du Rodéo-bus.

« Je suis arrivé à la Commission de transport le 30 août 1976. Il y avait encore des bus bruns à l’époque! J’ai commencé à l’entretien sanitaire au métro. On nettoyait l’ensemble des stations, y compris sous les escaliers mécaniques. J’ai aussi été « poteau », je faisais toutes sortes de commissions comme porter la paie aux collègues. En 1980, j’ai acheté une maison dans l’Est de la ville et je suis allé travailler en surface, à l’ancien garage Georges-V à Montréal-Est.

« Le garage Anjou, j’ai vu toute sa construction, de A à Z! C’était encore un champ lorsqu’ils ont commencé à creuser. Avant l’ouverture, début 1983, on est entrés faire un peu d’entretien… et j’y suis resté! Je suis seulement parti quelques mois en 1992, lorsqu’on m’a transféré dans un autre centre. Je connais tout le monde ici, tant à l’entretien qu’à l’exploitation. J’ai côtoyé Maurice Richard Junior, le fils du légendaire joueur de hockey. Et puis, je voyage en bus, alors je rencontre beaucoup de chauffeurs. Il y en a même qui insistent pour que j’embarque dans leur bus, les jours où je ne travaille pas! »

Jacques Côté est en quelque sorte la mémoire du CT Anjou. Que pense-t-il du récent agrandissement du centre?

« Le matin, je passe deux ou trois heures en bas, aux portes, pour m’assurer que les bus aient leur boîte de perception et assez de cartes magnétiques en réserve. Après, je monte ici pour faire l’entretien sanitaire. L’agrandissement du CT Anjou, c’est du luxe pour moi! Une belle cafétéria comme ici, on n’avait pas ça avant. Je ne peux pas m’en aller, c’est rendu trop beau! Et c’est plus facile de garer les bus ou de les porter au lave-bus, il y a plus de place à l’intérieur du centre. » (Note du rédacteur : Il y en aura encore plus lorsque les travaux d’agrandissement seront complétés!)

« Je débute ma 47e année à la STM. Quand j’ai commencé, nous n’étions que des hommes et ça prenait une certaine grandeur et un certain poids pour être embauché, même à l’entretien. En plus des femmes, on a vu arriver des gens de toutes les communautés. Tous ces changements, c’est pour le mieux. Je n’ai que des amis ici, on est une bonne gang. C’est certain que je vieillis : j’ai 73 ans maintenant. Quand ce sera le temps de partir, je m’en irai… mais pas tout de suite! »

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